Matières: Laine, Tencel et fil métallique
Densité: 150 000 nœuds/m²
Golden Cage, inspiré du poème Pour faire le portrait d’ un oiseau de Jacques Prévert, transpose en langage textile une réflexion sur l’ attente, l’ absence et la liberté.
Un quadrillage de fils dorés dessine une cage dont la trame évoque autant la protection que l’ enfermement. Une ouverture dans le maillage, comme un passage possible laisse place à une échappée : c’ est par cette fissure que l’oiseau se serait volatilisé.
Un subtil dégradé de matières, de la laine vers la soie végétale, vient dialoguer avec la lumière.
Un oiseau en bronze accompagne Golden Cage sans jamais s’ y fixer. Il peut être posé à proximité, déplacé, presque oublié ailleurs dans l’ espace. Sa mobilité prolonge le récit au-delà du tapis, suggérant que l’ essentiel ne se joue pas dans la représentation mais dans ce qui s’ en libère.
Reste la trace, le vide, et cette tension entre ce qui retient et ce qui s’ ouvre. À travers cette œuvre textile, se dessine en creux l’ idée d’ un confort qui enferme autant qu’ il rassure, et la possibilité, toujours présente, de s’ en extraire.
____________________________
« Peindre d’abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d’utile
pour l’oiseau »
Jacques Prévert
Extrait du poème
Pour faire le portrait d’un oiseau