Once upon a time a little pea

Agial Gallery, Beyrouth

Août – Septembre 2016

« Il était une fois un petit pois » est une installation qui met en lien plusieurs lieux, époques et contextes sociopolitiques autour d’un questionnement : comment des communautés de différentes religions et différentes ap­­par­tenances ethniques peuvent-elles cohabiter ?

Plus qu’une simple question théorique, c’est surtout l’écho d’une profonde inquiétude : le « vivre ensemble » est une notion fondamentale qui,  lorsqu’elle échoue, peut générer une violence sans limites. C’est pourquoi l’installation met en scène la vulnérabilité de l’individu face à la menace de conflits qui le dépassent, mais qui peuvent à tout moment avoir des conséquences dramatiques sur son existence. plus

Description

Au centre de l’installation, une pile de matelas sur lesquels dort une petite fille. Elle est placée sous le sommier de son lit, sur lequel repose un énorme petit pois en forme de boulet de canon.

Il s’agit d’un détournement du conte La Princesse au petit pois. Sauf qu’ici, il n’est pas question de fiançailles, mais de survie, pour continuer à rêver. Contrairement à la princesse du conte, bien consciente de la menace, la petite fille a décidé de faire de son sommier un abri, en plaçant ses matelas dessous. Le petit pois est exposé aux yeux de tous : c’est un boulet de canon laqué en vert. plus

performance

making of

skyprint

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Des oiseaux apparaissent comme des gouttes de peinture posées sur la toile du ciel et disparaissent pour revenir aussitôt dessinant une figure, aussi fugaces que le ciel est permanent et immuable. En contrepoint, la fresque de Chagall de l’opéra Garnier apparait par bribes, des pans de ciel révélés de façon aléatoire par des éclairs fictifs. N’est réel que ce que l’on perçoit. La composition musicale est de Jean-Daniel Consoloni, les notes de piano viennent faire écho aux taches que forment les oiseaux en apparaissant sur le ciel. Accompagnant les éclairs de l’Opéra Garnier, des sons de tonnerre, réminiscence de la guerre viennent rompre la quiétude du piano.

Vidéo : 4 min – Bande son : Jean-Daniel Consoloni.