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Plasticienne libano-suédoise, vivant entre Paris, Beyrouth et Stockholm, Sara Badr Schmidt ne cesse de bousculer les barrières, qu’elles soient géographiques, culturelles ou artistiques. Jonglant avec la peinture, le collage, la photographie, la vidéo ou l’impression sur toile, elle taquine sans complexe, mais non sans humour, les limites de l’art et du design.

Sara Badr Schmidt a d’abord exposé à Beyrouth, de Circuit invisible en 1999 à I Want, Strange Fruit en 2002. De retour à Paris, elle a participé en 2006 à l’exposition collective d’Artcurial « Mickey dans tous ses états » avec sa toile Unframed. Puis, au printemps 2008, Sara Badr Schmidt a inauguré sa première exposition personnelle parisienne, Renaissance, à la galerie Langlet, avant d’être sélectionnée pour participer au Parcours Saint-Germain, autour d’un thème sur mesure : « Il était une fois ».

Pour chacune de ses expositions en solo, Sara Badr Schmidt conçoit la mise en espace comme une œuvre à part entière, une création éphémère. Elle entraine le visiteur dans son univers pour ensuite lui laisser, le soin de s’approprier chaque pièce. Que ce soit physiquement, en s’approchant pour écouter le son d’un lecteur accroché au côté d’une toile ou intellectuellement, en construisant le sens de ce qu’il voit et ressent. Les créations de Sara Badr Schmidt n’imposent jamais une seule lecture, préférant la question à la provocation, et l’ironie à la dérision. Les Toiles de maître au mètre, vendues en rouleau comme au marché : faut-il y voir une innovation pratique pour la décoration intérieure ou une critique ironique du marché de l’art ? Son Who’s Who : des peluches et des papillons pour la chambre du petit ou une collection morbide de portraits épinglés comme des coléoptères au fond d’une vitrine ?

Toiles ou caissons lumineux, photographies ou montages vidéo, ses pièces les plus récentes racontent des histoires, aux frontières entre les mondes. Charades énigmatiques ou commencements d’intrigues, même les mots ne sont jamais là pour expliquer, mais pour augmenter encore le mystère. Ainsi, sur un caisson lumineux, ce message qui balance entre rêve d’œcuménisme et vœu pieux, fausse naïveté et engagement sincère : « Press Star to Cross the Moon ».

Enfin, les frontières sont au cœur de son travail en cours : Borderless. Sara Badr Schmidt a choisi des mots de toutes langues et des images du ciel vu de la terre. Arrabbiata (en colère), un horizon d’orage au nord de l’Italie. Lagom (tempérance), dans les nues suédoises parsemées de petits nuages blancs. Le regard vers le ciel, par le hublot d’un avion ou le toit ouvrant d’une voiture, on voit déjà Babylone restaurée et les langues franchissant les territoires par la voie des airs.